On le sait, les macronistes n’assument pas les votes des députés qui avaient officiellement rejoint LREM au Parlement européen. Jusqu’à présent, ils n’assumaient pas non plus leurs liens avec les ultralibéraux d’ALDE… qui est notamment financé par des multinationales comme Microsoft ou Bayer-Monsanto.

Mais depuis vendredi 10 mai, c’est officiel, les membres actuels d’ALDE seront bel et bien les alliés des macronistes. À Strasbourg, LREM a péniblement réuni une poignée de libéraux forcenés et de fédéralistes fanatiques issus d’à peine 8 pays, sur les 28 que compte l’Union européenne : deux Néerlandaises issues de partis libéraux concurrents ; une Hongroise d’un mouvement qui n’a jamais émergé ; la 9ème de liste de Ciudadanos, ce parti espagnol qui a bien voulu laisser une seconde chance à Manuel Valls ; un Tchèque qui a quitté la formation du Premier ministre pour lancer un parti qui peine à faire son apparition dans les sondages ; un représentant du 7ème parti de Suède qui fut autrefois central mais n’est plus que centriste ; un Roumain du parti créé par un ex-commissaire européen, pur technocrate qui n’a jamais été élu au suffrage universel ; l’ex-premier ministre italien Renzi, qui dut quitter ses fonctions après sa défaite historique de mars 2018 et, enfin, le Belge Olivier Chastel, qui a dû lui aussi quitter précipitamment la présidence de son parti après une débâcle électorale, celle des élections communales d’octobre 2018.

Ainsi, beaucoup des alliés européens de LREM sont, au mieux des forces politiques supplétives, et souvent des formations politiques marginales qui peineront même à obtenir des sièges le 26 mai…

Face à ces partis d’extrême centre en pleine fuite en avant dans le fédéralisme européen, le Rassemblement National et ses alliés poursuivent l’élaboration d’une large coalition qui pourra constituer l’un des principaux groupes dans l’hémicycle de Strasbourg et dont le but est de sauver l’Europe des dérives de l’Union européenne. Des formations politiques issues de plus d’une quinzaine d’états-membres, dont plusieurs sont au gouvernement, et dont nombre d’entre eux seront à Milan le 18 mai prochain pour un grand événement de fin de campagne.