Communiqué de presse de Nicolas Bay
Député français au Parlement européen
Co-Président du groupe « Europe des nations et des libertés »

Le 17 juillet, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’est rendu à Tokyo afin de signer un nouvel accord de libre-échange entre l’UE et le Japon, le JEFTA. Profitant de l’été pour signer ce texte en catimini, la Commission européenne montre une nouvelle fois le pouvoir inquiétant qu’elle parvient à s’arroger.

L’UE continue dans sa logique du libre-échange, de la dérégulation, de la suppression des frontières et des protections. Bien que le JEFTA puisse sembler moins nocif que le CETA ou l’accord avec les pays d’Amérique latine (MERCOSUR) puisque le niveau économique du Japon est similaire au nôtre avec des productions en large partie différentes, c’est à nouveau l’Allemagne qui se taille la part du lion dans cet accord, s’agissant du secteur automobile notamment.

La Commission européenne étale ici son pouvoir colossal, puisqu’elle a négocié dans l’opacité totale cet accord. Ce dernier est par ailleurs déjà entré en application provisoire, avant tout examen par les Parlements nationaux ou européen !

Déjà dotée du quasi-monopole de l’initiative législative, du contrôle des traités ainsi que de la réglementation, les fonctionnaires non-élus de la Commission détiennent en grande partie les pouvoirs législatifs et exécutifs de l’UE. Celle-ci poursuit sa fuite en avant dans une dérive anti-démocratique, que les peuples rejettent avec toujours plus de force.