Communiqué de presse de Nicolas BAY et Marcel de GRAAFF,
Co-présidents du groupe Europe des Nations et des Libertés

Dans une note de 11 pages datée du 8 novembre, le secrétariat général du Parlement européen annonce le plan de bataille des eurocrates pour les prochaines élections européennes de mai 2019. Pris de panique, atteint du syndrome de la citadelle assiégée, le Parlement européen veut employer les grands moyens, avec l’argent du contribuable, pour promouvoir le fédéralisme européen à marche forcée.
En effet, partant du double constat du « fossé entre le Parlement européen et les citoyens » et de la montée en puissance des forces patriotiques qui « touche[nt] tous les secteurs et toutes les classes sociales », le secrétaire général ose écrire que « la campagne [du Parlement et de la Commission] ne doit pas seulement viser à amener les électeurs aux urnes, mais aussi les convaincre de soutenir le projet européen » ! Pour ce faire, il sort l’artillerie lourde, « en étroite coopération avec la Commission ».

Les commissaires vont-ils se transformer en directeurs de campagne des partis euromondialistes ? Vont-ils mettre leurs équipes au service des candidats qui défendent le même (anti-)modèle d’une Europe bureaucratique et hors sol ?

Dans un langage technocratique caricatural mais avec un dirigisme inouï, le Parlement européen veut ainsi « mobiliser l’ensemble de ses réseaux internes et externes, travailler en étroite coopération avec les partenaires institutionnels et les gouvernements nationaux pour tirer parti de leurs capacités et de leurs réseaux de multiplicateurs; et mettre au point les bons outils pour aider ses alliés à faire campagne pour son compte ».

Ne cachant pas ses « relations étroites avec les représentants de grandes plateformes de réseaux sociaux » et avec des « médias acquis », « alliés essentiels pour construire un récit positif autour de l’UE », le Parlement européen entre donc ouvertement en campagne contre les « nationalistes et protectionnistes», cette stratégie agressive ayant d’ailleurs été adoptée lundi par le Bureau du Parlement européen.

De manière totalement officielle, il a donc été décidé d’utiliser les moyens du Parlement européen pour mener campagne en faveur du fédéralisme européen, rompant ainsi avec les règles les plus élémentaires de neutralité des institutions et, ce faisant, avec l’égalité de traitement entre les partis et candidats qui concourent à une élection.

Le groupe Europe des Nations et des Libertés proteste contre cette dérive gravissime, attentatoire à la démocratie et au pluralisme. Face à cette fuite en avant de ceux qui méprisent les peuples en cherchant alternativement à les manipuler et à les museler, nous sommes plus mobilisés que jamais pour défendre la véritable Europe, celle qui restaurera l’identité, la sécurité, la prospérité et les libertés de nos nations européennes.