Communiqué de presse de Nicolas BaySecrétaire général du Front NationalDéputé français au Parlement européen

Après quatre mois et demi d’une « enquête » qu’il a menée lui-même, M. Schulz a pris une décision de sanction financière à mon égard s’agissant de fait ayant eu lieu lors de la séance plénière du 28 octobre 2015.

Cette décision ne s’appuie sur aucun élément matériel ni aucun fondement juridique sérieux. J’introduirai un recours devant le Bureau du Parlement dans les prochains jours et engagerai toutes les procédures utiles devant les juridictions compétentes.

À l’évidence, dans cette affaire, M. Schulz est juge et partie et se comporte d’abord, comme d’ailleurs dans d’autres dossiers, en adversaire politique plutôt qu’en Président de l’institution. Cette dérive a encore été constatée mardi dernier lorsqu’il s’est totalement libéré de l’obligation de neutralité inhérente à sa fonction de Président, pour critiquer en pleine séance, devant le représentant des Nations Unies, les propos tenus par certains députés.

Plus grave encore, M. Schulz a délibérément bafoué les principes élémentaires du droit, et notamment les droits de la défense dans le cadre d’une procédure contradictoire, en refusant de me fournir les prétendus « témoignages » de 4 députés qui viendraient en soutien des accusations de Mme Corazza Bildt (PPE) à mon égard et qui sont les seuls éléments sur lesquels s’appuie la sanction. M. Schulz fonde ainsi une décision disciplinaire sur le témoignage très tardif d’adversaires politiques affichés et qui n’ont apporté aucun élément de preuve susceptible de confirmer leurs accusations.

M. Schulz cède sans doute aux caprices de quelques députés du groupe PPE car il est déjà en campagne pour un nouveau demi-mandat comme Président du Parlement européen…